Hier soir, après une soirée plus ou moins arrosée pour ma part, j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir. Non pas dû au fait que j'avais un peu trop bu, ni parce qu'il était trop tôt car il était en vérité 5:00 du matin, mais c'était plutôt dû au fait que pour boire un minimum durant la soirée je n'avais pas pris mes médicaments. Une fois endormie j'ai fait un rêve étrange.

 

 Moi et un groupe, dont l'une des personnes était une de celles avec qui j'étais hier soir, rentrions chez nous dans une sorte de grand hangar avec un truc au milieu. On était dans le même état qu'hier soir, une fille avait une bouteille à la main. En entrant, sur le paillasson je m'arrête et demande tant bien que mal une minute ou une seconde de silence pour l'autre. Après ça un gars dit qu’on devrait le commémorer pour se souvenir de ce qu'on a fait. Mais qu'avons-nous fait ? On a tué cet évêque et tous ceux qui faisaient du mal. On l'a tué en tirant sur une corde qui a lâché et il est mort. Le lendemain je suis donc allé enlever la corde. Le bout qui a lâché était coincé par un petit carré rouge, à travers lequel passait la corde, au coin d'une église. J'enlève la corde et me retrouve dans mon jardin à la défaire. Elle se compose en fait de tendeurs, cordes et sangles que j'ai utilisé pour attacher mon clic clac en emménageant ici et aussi de boîtes trempées signe mon déménagement. Des gamins viennent à tour de rôle me demander avec l'air consterné s'ils peuvent m'aider. Bien sûr. Puis, je me retrouve dans mon salon avec un gars qui remet en cause tout ce qu'on a fait avec cet évêque, et mon neveu Maxime est dans la chambre et m'appelle. Je viens, et il tente de me prendre en photo dans mon état : éméché. Je lui dis « Non ! ». Je repars. Il me rappelle, je le vois qui prépare l'appareil photo. Je lui dis « Non, je m'en vais. », et je comprends que je dois aussi éliminer le gars dans le salon. Je lui saute dessus, je prends mon téléphone, le branche au chargeur et appelle. Je nous ai tués volontairement tout les deux. J'étais obligé ! Je suis mort...

 

 Puis, je refais le même rêve, exactement. Le même, sauf... La fin. Maxime me rappelle, je dis « Non ! », il m'a dit « Revient ! », « Non, je ne reviendrai jamais ! ». Je branche alors mon téléphone et je l'imagine, quand je serais parti. Il se demandera pourquoi je ne suis plus là, pourquoi je ne viens plus le voir. Sa mère lui explique que je suis parti rejoindre mamie. Il ne comprend pas, il croyait qu'on ne mourait que quand on était vieux. Il pleure... Beaucoup. Mais il s'y fera. Je suis tellement triste. Et Adèle, sa petite sœur, ma filleule. Elle, ne comprendra pas. Elle sait seulement qu'elle ne me reverra plus. Ça la traumatise, elle vivra sans doute toute sa vie en se demandant pourquoi, et elle finira sûrement comme moi, incapable de voir le bon côté des choses, par ma faute.

 

 Ma tristesse augmente, je pleure tellement, puis, petit à petit, ces sentiments de mon cœur remontent à la surface. Je n'avais plus ressenti ça depuis très longtemps, je croyais les avoir oubliés. La colère, la haine, la peur, mais surtout la tristesse !

 

C'est trop dur, je me réveille. Mais tout est encore là... Car ce sont mes vrais sentiments. Je suis tellement anéanti par ces sentiments de destruction que je croyais disparue depuis longtemps. Je ne dois plus oublier mes médicaments, je n'y survivrai pas.